Sajada est l’un des noms du tapis de prière. Le mot vient de l’arabe sajjāda, de la racine s-j-d qui renvoie à la prosternation (sujūd). Selon les langues et les régions, on dit aussi sajadah, musalla, janamaz ou seccade : ce sont autant de façons de nommer le même objet, un tapis sur lequel on prie.
Voici d’où viennent ces mots, ce que racontent les motifs, et les types de tapis que l’on trouve aujourd’hui.
Sajada, sajadah, sajjada : d’où vient le mot ?
En arabe, sajjāda (سَجَّادَة) désigne le tapis de prière, et plus largement un tapis ou un petit tapis. Il dérive de la racine s-j-d, qui porte le sens de se prosterner, de s’incliner. La même racine donne sujūd (la prosternation) et masjid, le mot arabe d’où vient « mosquée ».
Autrement dit, la sajada est littéralement « ce sur quoi l’on se prosterne ».
Les écritures courantes en France
L’arabe s’écrit avec un autre alphabet : en lettres latines, plusieurs graphies coexistent et sont toutes correctes.
- sajada : la forme la plus courante dans les recherches en français ;
- sajadah : la graphie anglaise, aussi utilisée en malais et en indonésien ;
- sajjada ou sajjadah : proche de la transcription savante, avec le j doublé ;
- sajadeh ou sajjadeh : la forme persane.
Si vous cherchez « sajada » en ligne, vous croiserez aussi des applications d’horaires de prière, des albums de musique ou des marques. Le mot sert de nom à beaucoup de choses : ici, on parle bien du tapis.
Musalla, janamaz, seccade : les noms selon les langues
Le tapis de prière voyage avec les langues, et chaque région a son mot. Voici les principaux.
| Mot | Langue | Sens et origine |
|---|---|---|
| sajjāda | arabe, ourdou | Tapis de prière, de la racine s-j-d (prosternation) |
| musallā | arabe | « Lieu de prière », de ṣallā (prier) |
| jā-namāz ou janamaz | persan, ourdou, bengali | Littéralement « lieu de prière » |
| seccade | turc | Du mot arabe sajjāda |
| sajadah | indonésien | Du mot arabe sajjāda |
| sejadah | malais | Du mot arabe sajjāda |
Deux familles se dessinent : celle de sajjāda, qui met l’accent sur la prosternation, et celle de musallā et janamaz, qui parlent du lieu de la prière. En turc, en malais et en indonésien, c’est le mot arabe qui a été adopté et adapté à la prononciation locale.
À noter : musalla peut aussi désigner un espace de prière, comme une salle ou une aire en plein air, et pas seulement le tapis.
Le mihrab : pourquoi une arche sur le tapis ?
Sur beaucoup de tapis de prière, le motif central est une arche. Elle évoque le mihrab, la niche creusée dans le mur d’une mosquée qui indique la direction vers laquelle on se tourne pour prier, la qibla.
Sur un tapis, ce motif a une double fonction. Il est décoratif, et il sert de repère : la pointe de l’arche se place vers la direction de la prière.
Un motif devenu un style
Les tapis de prière tissés à la main, en laine ou en soie, ont donné lieu à de très nombreux styles régionaux, de la Turquie à l’Iran en passant par l’Asie centrale, avec des arches plus ou moins hautes et des décors floraux ou géométriques. Les musées conservent de nombreux exemples anciens.
Les tapis actuels reprennent ce vocabulaire de formes. L’arche reste le signe le plus reconnaissable, mais on trouve aussi des motifs géométriques, des décors floraux ou de simples tons unis.
Le sens des couleurs ?
Il n’existe pas de code de couleurs unique valable partout. Le choix relève du goût, de l’intérieur et de la tradition familiale : un rouge profond, un vert, un beige discret, un rose poudré ou un noir sobre sont tous courants.
Les types de sajada que l’on trouve aujourd’hui
Au-delà du nom, un tapis de prière se distingue par sa matière, son épaisseur et son usage.
- Le tapis tissé traditionnel (laine, soie, coton) : fin, souvent travaillé, apprécié comme pièce décorative.
- Le tapis de voyage : très fin, léger, parfois livré avec une pochette. Pratique pour le déplacement (voir notre guide du tapis de prière pliable).
- Le tapis rembourré ou matelassé : un tissu doux sur une couche de mousse, pour un vrai amorti sous les genoux et le front.
- Le tapis avec dossier ou accessoires : pour les personnes qui prient assises (voir notre guide du tapis de prière avec dossier).
- Le tapis interactif ou électronique : un modèle plus récent, avec dispositif intégré, pensé pour apprendre (voir notre guide du tapis de prière interactif).
Deux modèles à la boutique
La boutique propose deux tapis rembourrés au format 65 × 110 cm (hors frange), moelleux au toucher, avec un dessous antidérapant.
- Le tapis de prière épais : environ 12 mm d’épaisseur, motif quadrilobe en relief, frange et pompon dorés, 8 couleurs.
- Le tapis de prière turc, c’est-à-dire la seccade : forme rectangulaire, mihrab embossé ton sur ton, matelassé, frange aux deux extrémités, 9 couleurs.
Les deux se lavent délicatement à 30 °C dans un filet, ou se nettoient en surface. Nous livrons partout en France : Colissimo, 2 à 4 jours après expédition, et livraison offerte dès 69 €.
Pour comparer les épaisseurs, les tailles et les matières avant d’acheter, lisez notre guide choisir son tapis de prière. Si vous cherchez une idée de présent pour un proche, voyez aussi offrir un tapis de prière.